2  -  Rappels

2 . 1  -  Leucorrhées physiologiques

Les leucorrhées physiologiques proviennent : 

  • de la desquamation vaginale, responsable de leucorrhée laiteuse, peu abondante, opalescente, augmentant en période prémenstruelle ;
  • de la glaire cervicale sécrétée par les cellules cylindriques de l’endocol qui augmente du 8e au 15e jour du cycle, translucide, cristallisant en feuille de fougère.

Ces sécrétions physiologiques n’engendrent aucune irritation, sont inodores et ne contiennent pas de polynucléaires. Toutefois, leur abondance peut parfois être source de gêne pour la patiente notamment en cas d’ectropion cervical.

Par ailleurs, le comportement compulsif d’hygiène intime excessive avec des savons détergents, voire des injections intra vaginales quotidiennes devant ces sécrétions physiologiques, peut entraîner une destruction de l’écosystème vaginal et favoriser la survenue d’infections génitales basses souvent chroniques.

2 . 2  -  Écosystème vaginal

Le vagin est un écosystème dynamique où chaque femme possède de nombreux micro-organismes en équilibre. La flore dominante est le bacille de Döderlein : lactobacille tapissant la muqueuse vaginale. Il transforme le glycogène abondamment contenu dans les cellules vaginales et cervicales grâce à l’imprégnation ┼ôstrogénique en acide lactique. Cet acide lactique explique le pH acide du vagin qui est un facteur protecteur de la pullulation microbienne.

Cette flore vaginale évolue selon : 

  • l’âge : moins de bacilles de Döderlein avant la puberté et après la ménopause ;
  • le cycle : les aérobies diminuent avant et après les règles ;
  • la contraception : en cas de stérilet, on constate une augmentation des anaérobies.

Cette flore aéro-anaérobie équilibrée s’oppose à l’adhérence et à la colonisation des germes pathogènes dans le vagin et à la prolifération des espèces minoritaires (anaérobies et Candida albicans).

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