6  -  Prise en charge de la douleur

6 . 1  -  IVG médicamenteuse

Elle s’accompagne de douleurs, modérées à sévères dans plus de 50 % des cas, liées principalement à l’utilisation des prostaglandines. L’efficacité des traitements antalgiques proposés dans l’IVG a été peu évaluée.

6 . 2  -  IVG chirurgicale

6 . 2 . 1  -  Anesthésie locale

La technique d’anesthésie locale par bloc paracervical ne suffit pas, dans un tiers des cas, à prévenir la douleur. Toutefois, l’injection du produit anesthésique (lidocaïne) en intracervical et au niveau de la région isthmique diminue significativement le score douloureux.

6 . 2 . 2  -  Antalgiques

Les benzodiazépines sont inefficaces sur la douleur des IVG chirurgicales. L’efficacité du paracétamol n’est pas prouvée. En revanche, l’administration d’ibuprofène (AINS : anti-inflammatoire non stéroïdien) diminue le score douloureux per- et postopératoire ; seul l’ibuprofène a été étudié.

6 . 2 . 3  -  Facteurs de risque de survenue d’une douleur intense

Il s’agit du jeune âge, de la peur de l’acte, de l’existence d’un utérus rétroversé, des antécédents de dysménorrhée, des grossesses les plus précoces et les plus avancées. De telles situations justifient l’utilisation d’antalgiques efficaces en préopératoire en cas d’IVG chirurgicale sous anesthésie locale ou une anesthésie générale. Tout en sachant que le choix du mode d’anesthésie (locale ou générale) revient à la patiente.

Si l’anesthésie générale est retenue, elle répond aux exigences du décret n°94-1050 du 5 décembre 1994.

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