2. 3 - Les tumeurs malignes

1) Les tumeurs malignes d’origine dentaire
 
Il s’agit du carcinome et du sarcome odontogénique. Ces tumeurs sont exceptionnelles.
 
2) Les tumeurs malignes d’origine non dentaire

Les sarcomes ostéogéniques (ostéosarcomes)

Il s’agit de tumeurs primitives de l’os dont les cellules tumorales élaborent du tissu osseux ostéoïde. L’ostéogenèse tumorale est prévalente pour le diagnostic, même si, dans certaines zones, s’associe une formation de tissu chondroblastique ou fibroblastique.

Plus de la moitié des cas s’observe entre 10 et 20 ans. Les symptômes d’alarme habituels sont la douleur et l’apparition d’une tuméfaction.

Radiologiquement, les signes de malignité sont caractéristiques dans les formes évoluées : remaniement osseux diffus sans limites nettes, comportant des plages d’ostéolyse ou de condensation, rupture corticale, éperon périosté et image d’ostéogenèse anarchique en feu d’herbe (Figures 7a, 7b).

Figures 7a, 7b : Ostéosarcome
On distingue :
 
Les hématosarcomes

La maladie de Hodgkin et le lymphome malin peuvent intéresser l’os, donnant des images de type perméatif. La localisation osseuse est un des éléments de l’affection. Un cas particulier est représenté par le lymphome de Burkitt, avec ses larges zones d’ostéolyse, avec rupture des corticales et présence de spicules osseux perpendiculaires au périoste. Les myélomes multiples

Définition

Le myélome multiple des os (plus connu sous le nom de maladie de Kahler, ou, simplement, myélome) est un cancer hématologique (signifiant qu'il se développe à partir des cellules de l'hématopoïèse, celles-là même qui sont à l'origine des cellules du sang, formées dans la moelle osseuse).Les cellules touchées sont les plasmocytes (qui sont des lymphocytes B activés), cellules du système immunitaire produisant les anticorps (immunoglobulines) pour combattre les infections et maladies. Le myélome est une maladie caractérisée par le développement dans le squelette de multiples tumeurs ostéolytiques à plasmocytes (plasmocytomes) sécrétant dans 80 % des cas une immunoglobuline unique (dite monoclonale), soit de type G (deux tiers des cas), soit du type A (un tiers des cas).
(maladie de Kahler) peuvent réaliser de volumineuses tumeurs, se traduisant par des lésions ostéolytiques multiples sans liseré d’ostéo-condensation périphérique, sans lésion d’ostéoporose diffuse.
 
Les lésions métastatiques

Les maxillaires, et surtout la mandibule, peuvent être le siège de lésion métastatique. Elles se traduisent le plus généralement par des lésions lytiques plus ou moins bien limitées, avec de fréquentes ruptures de corticale et parfois des réactions périostées qui s’étendent sous forme de condensation dans des structures adjacentes (Figure 8).
Rarement, ces métastases donnent des images ostéo-condensantes ou mixtes (prostate, sein, poumon).

Sarcome des tissus mous.
Prise en charge des patients atteints d’ostéosarcome.
 

Figure 8 : Lésion métastatique

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