3  -  Lombalgies

On nomme lombalgies communes les douleurs liées à l’arthrose vertébrale. Elles s’opposent aux lombalgies symptomatiques, révélatrices d’affections plus rares méritant d’être reconnues précocement.

3 . 1  -  Interrogatoire

L’interrogatoire doit répondre à cinq questions.

3 . 1 . 1  -  Siège de la douleur

Il peut s'agir d'une douleur lombaire basse, débutant à la jonction lombofessière, plus rarement sacrococcygienne.

On recherche des irradiations : fesse, face postérieure de la cuisse, membre inférieur, fosse iliaque, région hypogastrique, pli inguinal.

3 . 1 . 2  -  Rythme de la douleur

La douleur peut être de type :

– « Mécanique » : diurne, augmentant avec l’activité.
– « Inflammatoire » : nocturne, réveil matinal prématuré.

3 . 1 . 3  -  Influence des sollicitations mécaniques rachidiennes

Les lombalgies communes sont accentuées par le port de charge, les efforts, la station debout, la station assise prolongée. Seul le repos en décubitus diminue les contraintes et soulage les douleurs.
On recherche une exacerbation des douleurs par les efforts de toux, ou de défécation.

3 . 1 . 4  -  Mode de début et évolution des douleurs

On distingue les lombalgies aiguës et chroniques. Une évolution se faisant vers une aggravation progressive, résistant au traitement médical, peut être inquiétante.

3 . 1 . 5  -  Antécédents lombalgiques

La plupart des malades souffrant de lombalgies communes ont eu des épisodes douloureux lombaires banals, régressifs, peu invalidants. Plus inquiétantes sont les douleurs lombaires inaugurales, motivant une consultation dès le premier épisode.

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