Points essentiels
  • Le lupus est une des principales affections auto-immunes. Sa prévalence est de 10 à 60 pour 100 000 sujets.
  • C’est une affection polymorphe touchant surtout la peau, les articulations, le rein, les séreuses, le coeur, le système nerveux. Il existe des formes systémiques sévères ou des formes strictement cutanées.
  • Le diagnostic est clinicobiologique comme le suggèrent les critères de classification internationaux.
  • Les anomalies biologiques les plus évocatrices sont les cytopénies périphériques, la présence d’autoanticorps de type anti-ADN natif et anti-Sm, et la présence d’une hypocomplémentémie.
  • Les complications les plus sévères sont l’atteinte rénale (glomérulonéphrite), l’atteinte cardiaque lupique, l’atteinte du système nerveux central, les vascularites, les cytopénies sévères, les infections, les complications athéromateuses, les complications des traitements (corticoïdes, immunosuppresseurs) et les complications thromboemboliques (syndrome des antiphospholipides).
  • Le traitement dépend de la sévérité de la maladie et repose sur l’utilisation d’AINS, de corticoïdes, d’antimalariques de synthèse et d’immunosuppresseurs dans les formes sévères.
  • La grossesse est un moment clé avec un risque d’aggravation de la maladie et des complications obstétricales.
  • Il existe des lupus induits par les médicaments. Le plus souvent, il ne s’agit que de l’induction d’anticorps antinucléaires, sans signe clinique.
  • Le syndrome des antiphospholipides est une maladie auto-immune caractérisée par l’association d’anticorps antiphospholipides et d’un syndrome d’hypercoagulabilité. Il peut être associé au lupus, à d’autres maladies auto-immunes, ou survenir de façon isolée. Il justifie d’un traitement anticoagulant à dose efficace en cas de thromboses vasculaires.