4 . 1 . 8  -  Manifestations musculaires (5 à 30 % des cas)

Des myalgies ou, beaucoup plus rarement, d’authentiques myosites ont été décrites.

4 . 1 . 9  -  Manifestations ganglionnaires et spléniques (10 à 70 % des cas)

     Des adénopathies cervicales sont fréquentes au cours d’un lupus évolutif (30 à 70 % des cas). En cas d’examen histologique, on observe une hyperplasie folliculaire bénigne. Une splénomégalie modérée est possible, mais assez rare (10 à 20 % des cas).

4 . 1 . 10  -  Atteintes digestives et hépatiques

     L’atteinte la plus caractéristique est la péritonite lupique mais elle est très rare (moins de 10 % des cas), parfois révélatrice.

     Une atteinte hépatique (cytolyse modérée) est observée dans près de 30 % des lupus évolutifs.

     Il n’y a pas d’atteinte intestinale spécifique du lupus mais des ulcérations, des perforations ou des hémorragies ont été observées, liées soit à une atteinte vasculaire (vascularite), soit au traitement (AINS, corticoïdes).

     Exceptionnellement, des thromboses veineuses hépatiques ou mésentériques sont possibles dans le cadre du syndrome des antiphospholipides.

4 . 1 . 11  -  Atteintes oculaires

     Des atteintes oculaires à type de rétinite (5 à 20 % des cas) ou d’atteinte des nerfs oculomoteurs ou du nerf optique existent.

4 . 2  -  Signes biologiques évocateurs

Différentes anomalies biologiques détectables dans des examens de routine peuvent orienter vers un lupus, même si elles ne sont pas spécifiques :

– une élévation de la VS, habituellement sans élévation des protéines de l’inflammation (CRP, fibrinogène). Cette VS élevée est liée à une hypergammaglobulinémie polyclonale faite essentiellement d’IgG ;

– une cytopénie périphérique (anémie hémolytique, lymphopénie, neutropénie, thrombopénie) est très évocatrice à partir du moment où il n’y a
pas de cause toxique ou infectieuse (virale). Il existe des formes sévères (cytopénies profondes parfois combinées ; syndrome d’Evans : anémie hémolytique + thrombopénie auto-immunes).

En pratique, en présence d’une cytopénie :

– il faut s’assurer de sa nature périphérique en effectuant, en cas de doute, un myélogramme ;

– il faut essayer de déterminer sa nature immunologique en recherchant des anticorps anti-globules rouges (test de Coombs) ou éventuellement d’anticorps anti-plaquettes ou anti-lymphocytes et/ou granulocytes.

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