16  -  Toxoplasmose congénitale : définition, risque


Elle résulte de la contamination du fœtus au cours de la grossesse. La circonstance la plus habituelle est la survenue d’une primo-infection chez la femme enceinte, mais la transmission peut également se produire lors d’une récurrence parasitémique chez une femme enceinte immunodéprimée (toxoplasmose de réactivation). En France, on estime entre 2500 et 4000 le nombre de sérocoversions durant la grossesse chaque année. Environ 300 toxoplasmoses congénitales sont notifiés chaque année au Centre National de Référence (3 à 4 cas pour 10.000 grossesses). Le risque de transmission verticale est globalement de l’ordre de 30%, sans traitement ; il augmente avec le terme, à l’inverse de la gravité de l’atteinte fœtale qui diminue (figure 6). Il faut également savoir qu’il existe un risque de transmission en cas de contamination périconceptionnelle (même antérieure à la conception) car la parasitémie initiale peut persister plusieurs semaines.

En cas de séroconversion en cours de grossesse, si la mère n’est pas traitée, le risque de transmission verticale est grossièrement de
15% au premier trimestre, 30% au second et 60% au troisième trimestre. Si la mère est correctement prise en charge et traitée (Chapitre 22) le risque est de l’ordre de 1% dans la période périconceptionnelle, inférieur à 4% avant la dix septième semaine d’aménorrhée et de 20 à 100% entre la 17ième semaine et le terme selon l’âge de la grossesse. Les formes graves de toxoplasmose congénitales sont observées principalement pour des séroconversion du début de la grossesse ; plus le terme est avancé lors de la contamination de la mère, plus le risque de forme grave diminue au profit des formes bénignes ou latentes (Chapitre 9).

Figure 6 : Risque de transmission et gravité de la toxoplasmose
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