11  -  Toxoplasmose de l’immunodéprimé : clinique


C’est une maladie grave, constamment mortelle sans traitement sauf les formes oculaires isolées qui peuvent conduire à la cécité. Les descriptions classiques distinguent les formes localisées et les formes disséminées mais la réalité est souvent moins tranchée.

Toxoplasmose localisée :

  • La localisation la plus fréquente est cérébrale (figure 4) ; le tableau clinique est celui d’un abcès. La symptomatologie associe des céphalées persistantes, une fièvre dans 50% des cas et secondairement un déficit focalisé en rapport avec la localisation du ou des abcès. Une crise comitiale inaugurale est possible. La révélation sous forme d’une crise comitiale est fréquente.
Figure 4 : Toxoplasmose de l ’immunodéprimé : Abcès cérébral
  • La seconde localisation la plus fréquente est oculaire (figure 5). Le patient se plaint d’une baisse d’acuité visuelle, d’impression de « mouches volantes » et d’une rougeur oculaire. Le diagnostic est ophtalmologique. Au cours de l’infection par le VIH une localisation cérébrale est associée dans 40% des cas.
  • La toxoplasmose pulmonaire se traduit par une pneumopathie fébrile dyspnéisante évoquant la pneumocystose.
  • Le tachyzoïte de T. gondii pouvant pénétrer dans n’importe quel type de cellules, la littérature est riche de cas rapportés dans les localisations les plus diverses, le diagnostic étant apporté par l’examen anatomo-pathologique, l’inoculation à l’animal ou la biologie moléculaire.
Figure 5 : Toxoplasmose de l’immunodéprimé : Chroriorétinite toxoplasmique

Toxoplasmose disséminée :

Le problème est celui d’une fièvre isolée dont le diagnostic n’est parfois fait que sur les localisations viscérales secondaires.

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