2. 5 - Diagnostic différentiel

Il se pose rarement :


Figure 2 : Végétations adénoïdes :
vue endoscopique
Figure 3 : Radiographie de cavum de profil

2. 6 - Hypertrophie des végétations adénoïdes causant des rhinopharyngites à répétition

Il s’agit de l’hypertrophie de l’amygdale pharyngée, réaction normale lors de la maturation immunitaire. Lorsqu’elle est importante, cette hypertrophie peut avoir des conséquences cliniques. Il existe alors des signes révélateurs d’une obstruction respiratoire haute (rhinopharyngée) :


L’examen clinique retrouve :


Il peut être complété par :


L’évolution est souvent émaillée de poussées de rhinopharyngite, avec leurs complications éventuelles.

Les végétations adénoïdes, qui atteignent leur maximum de développement entre 4 et 7 ans, involuent spontanément, en règle générale au voisinage de la puberté. Des reliquats peuvent cependant persister, à l’origine de certaines rhinopharyngites de l’adulte.

Un traitement spécifique chirurgical est parfois nécessaire lorsque :


L’ablation des végétations adénoïdes ou adénoïdectomie est une opération bénigne, possible à partir de 1 an, quelquefois moins, mais ne réalise jamais une éradication complète du tissu lymphoïde du rhinopharynx, qui peut réapparaître d’autant plus rapidement que l’enfant est plus jeune.


ANAES : Recommandation de l'ANAES sur les angines

2. 7 - Autres facteurs favorisants les infections rhinopharyngées

La rhinopharyngite récidivante non compliquée se caractérise par son évolution subaiguë ou chronique désespérément traînante sur des semaines et des mois. Ces enfants, en règle générale adénoïdiens, traînent un « rhume perpétuel », à peine atténué pendant les mois d’été. Elle pose un problème thérapeutique difficile. Les facteurs favorisants sont :


La prise en charge de chaque facteur permet le contrôle des rhinopharyngites à répétition :


L’affection guérit spontanément vers l’âge de 6 à 7 ans sans laisser de séquelles appréciables, tout au moins dans les formes non compliquées.


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