Il s'agit de toute infection transmise de façon exclusive ou non par voie sexuelle (au cours des rapports sexuels) responsable d'une infection gynécologique ou générale. On exclut de ce cadre les infections gynécologiques, conséquences d'une maladie systémique comme la tuberculoseDéfinitionMaladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques variables. Elle est provoquée par une mycobactérie du complexe tuberculosis correspondant à différents germes et principalement Mycobacterium tuberculosis (ou Bacille de Koch (BK)). génitale (voir tuberculose (rhumatologie) et tuberculose (gynécologie)). Nous verrons successivement :

  • les conséquences des MST,
  • les circonstances de découverte,

1  -  Pour comprendre

1 . 1  -  Définition

Les infections sexuellement transmissibles concernent toutes les infections transmises de façon exclusive ou non par voie sexuelle (au cours des rapports sexuels) responsable d’une infection gynécologique ou générale.

Salpingite : inflammation bilatérale des trompes de Fallope (plus rarement unilatérale), le plus souvent associée à une endométrite (infection de l’utérus).

Les infections génitales hautes (IGH) regroupent les différentes formes des infections utéro- annexielles compliquées ou non : endométrites, salpingites, abcès tubo-ovariens, pelvipéritonite d’origine génitale.

1 . 2  -  Épidémiologie

Il n’existe pas de chiffres précis concernant les infections sexuellement transmissibles (IST) dans le monde et en France en particulier. La raison en est que toutes les IST ne sont pas à déclaration obligatoire et que, même dans ce cas, moins d’une IST à déclaration obligatoire sur dix est déclarée. Par ailleurs, les critères diagnostiques ne sont pas toujours univoques, et dans certains cas, en l’absence de germe identifié, ce sont des marqueurs indirects qui sont utilisés (taux de grossesses extra-utérines, taux de stérilité tubaire).

Chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une IST et on estime que, chaque année, 500 millions de personnes contractent l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose, gonococcie, syphilis, trichomonase (OMS 2013). Il existe de grandes variations selon les pays avec un taux particulièrement élevé dans les pays en voie de développement.

Les principaux germes pathogènes en cause dans les IST sont : Papilloma virus humain (HPV), Herpes simplex virus (HSV), virus de l’immunodéficience humaine (VIH), Neisseria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis, Treponema pallidum.

1 . 3  -  Facteurs de risque des IST

Les facteurs habituellement retrouvés sont :

  • un bas niveau socio-économique ;
  • la multiplicité des partenaires ;
  • des rapports sexuels non protégés ;
  • le jeune âge et la précocité des rapports ;
  • le tabac, la drogue, l’alcool ;
  • la prostitution, la population carcérale ;
  • l’existence d’une première IST.

Le diagnostic et le traitement des infections génitales hautes sont traités dans un autre chapitre (chapitre 21).

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