1  -  Physiologie de la lactation humaine

Allaitement
(Source : NotreTemps.com. Allaitement [Internet]. Atlas du corps humain.)

La glande mammaire est anatomiquement constituée de : 

  • l’aréole : stimulée, elle déclenche la sécrétion hormonale de la lactation (prolactine et ocytocine). Son aspect est pigmenté se renforçant lors de la grossesse, sensible aux stimulations tactiles, thermiques, émotionnelles et riche en glandes sébacées et glandes de Montgomery secrétant un liquide odorant, repère olfactif puissant pour le nouveau-né et lubrifiant, protecteur mécanique de la succion ;
  • le mamelon : petit cône au centre de l’aréole contenant des fibres musculaires lisses permettant son érection avec à son sommet de nombreux pores des canaux lactifères (4 à 18, moyenne 9) ;
  • la glande mammaire : constituée d’une quinzaine de lobes, subdivisés en lobules, puis acini. Chaque lobe se comporte comme une glande indépendante avec son propre canal excréteur. Les lobes sont séparés par du tissu conjonctif dense. Les canaux galactophores ont un trajet très sinueux et s’ouvrent au sommet du mamelon par les pores. L’acinus est constitué d’une seule couche de cellules sécrétantes ou lactocytes reposant sur les cellules myoépithéliales, entouré d’un maillage vasculaire. Cette structure permet des échanges très faciles entre le secteur vasculaire et lacté. Le tissu graisseux est situé sous la peau, en rétro aréolaire et intimement lié à la glande mammaire. Le ratio glandulaire/tissu graisseux est de 2/1 en moyenne ; 65 % de la glande mammaire se trouve à 30 mm de la base du mamelon ; il n’y a qu’une dizaine de canaux s’abouchant à l’extrémité du mamelon avec un trajet très complexe comportant de nombreux croisement parfois très proches du mamelon. Leur diamètre au repos est fin, environ 2 mm. Les canaux situés à la base du mamelon sont très proches de la peau et facilement compressibles pouvant entraîner une stase lactée.

Elle a pour particularité de se modifier tout au long de la vie depuis la vie fÅ“tale jusqu’à l’installation de la lactation en post-partum. Elle débute chez l’embryon avec localisation sur la ligne lactée pour aboutir à une arborisation minime chez l’enfant avec quelques canaux lactifères et alvéoles. Au moment de la puberté, grâce à l’influence hormonale (PRL, FSH, LH, GH), elle va se développer avec augmentation du réseau canalaire essentiellement. Le développement alvéolaire redémarre avec stimulation en seconde partie du cycle et régresse ensuite.

Au moment de la grossesse, une nouvelle phase de croissance va se produire sous influences hormonales au niveau canalaire (estrogènes), lobulo-alvéolaire (progestérone), avec une augmentation de taille et une différenciation (prolactine ou PRL), hormone lactogène placentaire (HLP). La prolactine a une action lactogène inhibée par l’action conjointe de l’estradiol et de la progestérone. L’induction de la montée laiteuse après l’accouchement a lieu grâce à la chute brutale des concentrations d’estradiol et de progestérone.

La lactation s’installe en 24–48 heures environ. L’entretien de la lactation assuré par les tétées avec un double réflexe neuro-hormonal partant du mamelon et une stimulation mamelonnaire à chaque tétée provoquant une élévation de la prolactine, et d’ocytocine favorisant l’excrétion du lait.

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