4  -  Bilan préconceptionnel et pré-AMP

La première consultation pour infertilité permet de prendre certaines mesures de prévention préconceptionnelle:

  • Vaccination contre la rubéole chez la femme si sérologie négative et éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination.
  • En l’absence d’antécédent de varicelle (avec au besoin réalisation d’une sérologie), il est recommandé de vacciner contre la varicelle toute femme avec un désir de grossesse (HAS). Une contraception de 3 mois est recommandée après chaque dose de vaccin (2 doses au total).
  • S’assurer d’une vaccination efficace du couple contre la coqueluche, et envisager un rappel de vaccination dans le cas contraire.
  • Vaccination maternelle contre la grippe recommandée en cas de pathologie respiratoire, cardiovasculaire, neurologique, néphrologique et/ou de diabète.
  • Régime amaigrissant en cas de surpoids ou obésité avec exercice physique régulier.
  • Arrêt des toxiques éventuels : alcool, tabac, cannabis, limiter la caféine.
  • Supplémentation vitaminique de la femme par acide folique (0,4 mg par jour en l’absence d’antécédents) pour la prévention des anomalies de fermeture du tube neural.
  • S’être assuré de l’absence de contre-indications à une grossesse : équilibre pré-conceptionnel d’un diabète pré-existant (hémoglobine glycosylée < 6,5 %), absence de traitement tératogène en cours.
  • Orientation si besoin vers une consultation pré-conceptionnelle spécialisée en cas d’antécédents spécifiques (exemple : maladie chronique, infertilité, antécédents de grossesse pathologique).
  • Recherche des situations de précarité et/ou de vulnérabilité (ex. : violence domestique) et proposer un accompagnement psycho-social.
  • Évaluation du risque professionnel et de la pénibilité du travail.
Figure 6.4 Bilan paraclinique de première intention après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception
Figure 6.4 Bilan paraclinique de première intention après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception.

Bilan pré-AMP:
En cas de prise en charge en AMP, la loi de bioéthique impose la prescription d’un bilan infectieux, car en cas d’infection virale (HIV, hépatite B, hépatite C), le couple sera pris en charge de façon spécifique de façon à ne pas mettre en contact leurs gamètes et embryons avec ceux des couples séronégatifs : sérologies HIV, hépatite B, hépatite C, syphilis et spermoculture.

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