L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’infertilité par l’absence de grossesse après plus de 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. Ainsi, l’infertilité est à différencier de la stérilité, qui, elle est définie par l’incapacité totale pour un couple d’obtenir un enfant. Ainsi, on parle d’infertilité quand un couple a des difficultés pour concevoir un enfant. L’infertilité n’a pas le caractère irréversible de la stérilité, qui pour un couple ne peut être affirmée au sens strict, qu’au terme de leur vie reproductive.

Un couple sur cinq en France est amené à consulter pour infertilité, mais seuls environ 4 % de ces couples seront vraiment considérés comme stériles. En pratique, il faut éviter d’employer le terme de stérilité, qui est un terme traumatisant pour les couples. Il faut bien avoir à l’esprit que le couple consultant pour infertilité subit souvent une pression sociale et parfois familiale, avec très rapidement un retentissement de cette infertilité sur le plan psychosocial avec des troubles dépressifs, un sentiment d’isolement social, de l’anxiété, une diminution de l’estime de soi voire de la culpabilité.

La stérilité reste inexpliquée dans un peu moins de 10 % des cas.

Les buts de la première consultation pour stérilité sont :

Rappels :

Bien que nous ne connaissions pas encore tous les facteurs qui permettent d'aboutir à une fécondation, certains sont bien cernés :

Chez la femme, il faut :

Chez l'homme, il faut :

Chez le couple, il faut :

1  -  Pour Comprendre

1 . 1  -  Définitions


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’infertilité par l’absence de grossesse après plus de 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. Ainsi, l’infertilité est à différencier de la stérilité, qui, elle est définie par l’incapacité totale pour un couple d’obtenir un enfant. Ainsi, on parle d’infertilité quand un couple a des difficultés pour concevoir un enfant. L’infertilité n’a pas le caractère irréversible de la stérilité, qui pour un couple ne peut être affirmée au sens strict, qu’au terme de leur vie reproductive.

Un couple sur cinq en France est amené à consulter pour infertilité, mais seuls environ 4 % de ces couples seront vraiment considérés comme stériles. En pratique, il faut éviter d’employer le terme de stérilité, qui est un terme traumatisant pour les couples. Il faut bien avoir à l’esprit que le couple consultant pour infertilité subit souvent une pression sociale et parfois familiale, avec très rapidement un retentissement de cette infertilité sur le plan psychosocial avec des troubles dépressifs, un sentiment d’isolement social, de l’anxiété, une diminution de l’estime de soi voire de la culpabilité.


1 . 2  -  Causes et facteurs de risque d’infertilité

1- Chez la femme
Chez la femme, les trois facteurs pronostiques principaux ayant une influence sur sa fertilité sont l’âge, le poids et le tabagisme.

  • L’âge de la femme est un des facteurs pronostiques les plus importants car la réserve ovarienne en follicules ovariens diminue de façon physiologique avec l’âge, et entraîne une diminution de la fertilité de la femme. Ainsi, la fertilité d’une femme est maximale avant 25 ans, commence à diminuer dès 26–30 ans et chute après 35 ans pour devenir presque nulle après 45 ans.
  • Le poids a une influence sur la fertilité. Un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 diminue par 4 les chances de grossesse par rapport à une femme ayant un IMC normal. De la même façon, un IMC trop bas diminue aussi la fertilité en entraînant des troubles de l’ovulation.
  • Le tabac diminue les chances de grossesse de façon dose-dépendante en augmentant le délai moyen pour concevoir, tout en augmentant les risques obstétricaux : risque d’avortement spontané précoce, de grossesse extra-utérine, de retard de croissance intra-utérin, d’hématome rétroplacentaire, de mort fÅ“tale in utero.

Certaines pathologies gynécologiques ou endocriniennes peuvent être des causes d’infertilité:

  • les troubles de l’ovulation comme le syndrome des ovaires polykystiques, les hyperprolactinémies, les aménorrhées hypothalamiques (cf. cours Aménorrhées),
  • les causes tubaires, du fait de séquelles d’une infection utéro-annexielle haute (cf. Chapitre Salpingite),
  • l’endométriose pelvienne est une pathologie gynécologique complexe due à du tissu endométrial ectopique qui peut proliférer et envahir le péritoine, les ovaires, voire les organes pelviens (exemples : sigmoïde, rectum, cloison recto-vaginale, vessie).

L’endométriose, source de dysménorrhée et d’algies pelviennes chroniques, peut être une cause d’infertilité d’origine directe (exemples : lésion des trompes par des adhérences, diminution de la réserve ovarienne du fait de kystectomies répétées pour endométriomes) ou indirecte du fait d’un climat inflammatoire péritonéal à l’origine de troubles de l’implantation embryonnaire. Cette pathologie toucherait environ 4 % des femmes, mais serait retrouvée chez environ 30 à 50 % des femmes infertiles.

2-chez l'homme
La qualité du sperme est en relation directe avec la fertilité d’un homme. Les spermatozoïdes sont très sensibles à la chaleur (exemples : certaines professions comme boulanger, effet nocif des hammams trop fréquents !) et aux toxiques environnementaux : tabac, alcool, exposition professionnelle (exemples : pesticides, hydrocarbures, solvants).

3- Chez le Couple: Dysfonction sexuelle
Le taux de fécondabilité augmente avec la fréquence des rapports. Des rapports sexuels un jour sur deux pendant la fenêtre de fertilité (les 5 jours précédant l’ovulation) optimisent les chances de grossesse.

Une dysfonction sexuelle dans le couple serait responsable de 2,8 % des infertilités. Des troubles sexuels chez la femme peuvent être responsables d’une absence de rapports, par exemple en cas de vaginisme ou d’une raréfaction des rapports en cas de dyspareunie due à de l’endométriose. Chez l’homme, il faut rechercher une dysfonction érectile si l’interrogatoire rapporte une faible fréquence des rapports sexuels.

D’autre part, la première consultation a lieu généralement après de nombreux mois d’essais, avec une organisation de la vie sexuelle autour de l’ovulation ; beaucoup de femmes achètent des tests d’ovulation en pharmacie. La sexualité d’un couple se sentant infertile risque de s’appauvrir avec des périodes du cycle menstruel où la sexualité sera programmée et presque mécanique ; et des périodes du cycle où les rapports seront vécus par certaines femmes comme « inutiles » car sans aucune chance de grossesse. Ainsi, plus le désir de grossesse est ancien, moins les couples ont de rapports sexuels. En consultation, questionner un couple sur la fréquence de leurs rapports sexuels permet d’une part d’appréhender les chances de grossesse spontanée et d’autre part de dépister l’existence d’une dysfonction sexuelle dans le couple, parfois apparue au moment du désir d’enfant.

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