4  -  Diagnostic de grossesse

Le diagnostic de grossesse repose sur la clinique et si besoins les examens complémentaires.

L’interrogatoire retrouve un retard de règles patent si la femme est bien réglée et des signes « sympathiques » de grossesse : tension mammaire, somnolence, fatigue, pollakiurie, puis nausée voire vomissements.

Dans le cadre d’une hypofertilité, une courbe thermique évocatrice avec un décalage ovulatoire net et un plateau thermique de plus de 15 jours signe le diagnostic de grossesse.

À l’examen au spéculum, on peut voir un col violacé, une glaire cervicale coagulée voire absente. Au TV, on apprécie l’augmentation de volume, de l’utérus qui s’épaissit d’avant en arrière en lui donnant une forme sphérique. Les anciens comparaient le volume de l’utérus à une mandarine à la 7e SA, à une orange entre la 10e et 12e SA, à un pamplemousse autour de la 14e SA. Le ramollissement utérin commence à la 8e semaine.

Les bruits du cœur fœtal (BDC) peuvent être perçus avec l’appareil doppler fœtal à la fin du 3e mois (signal sonore entendu à la 10e SA, parfois dès la 9e) : 

  • 190–200 à la 9e SA ;
  • 130–150 à la 14e SA.

En cas de doute sur le diagnostic, on peut faire appel à des examens complémentaires : 

  • test urinaire de grossesse ;
  • dosage plasmatique de la βHCG (très fiable) ;
  • échographie pelvienne : la grossesse n’est visible qu’à partir de 5 SA et l’activité cardiaque à partir de 5 ½ SA avec une échographie vaginale ;
  • au cours de l’examen, on n’omettra pas la prise du poids, TA, taille, calcul de l’IMC.
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